Habituellement, lorsque je me rends au Cambodge, les parrains et marraines reçoivent à mon retour des photos, éventuellement des lettres des filleuls, et c’est pratiquement tout. Etant à la fois l’acteur et le reporter, il m’est difficile de faire mieux. Pour mon voyage d’octobre, comme cela arrive quelquefois, un copain m’accompagnait, et il a eu la gentillesse de faire un reportage complet de ce que je fais lorsque je suis au Cambodge.

Et cette fois-ci pour commencer, un cours de cuisine khmer.

Confection d’un amok au poisson. Une fois cuit, ça meilleur aspect !

Une courte escapade à Sihanoukville pour faire découvrir aux copains le bord de mer et la mangrove.

 

Puis vient le moment de rentrer à Phnom Penh pour l’objet principal de ma présence. Un saut au siège de l’ONG, où je suis accueilli par les plus grands. A ma droite, en noir, Sun Sath, parrainée depuis l’origine de l’association, maintenant étudiante à l’université et correspondante pour la liaison entre l’association française et l’ONG cambodgienne.

En compagnie de Sath, nous commençons par des visites aux familles des nouveaux enfants parrainés. Là on comprend ce que le mot « pauvreté » signifie.

  

Ces visites permettent de mettre un visage sur l’origine de l’aide matérielle, et pour moi d’avoir une idée plus précise de la situation. On ne le voit pas sur les photos, mais je prends systématiquement des notes.

Le samedi matin suivant, à 8 heures, en route pour Takeo, notre annexe à une centaine de kilomètres au sud-est de Phnom Penh, près de la frontière vietnamienne. Deux heures et demie de route et de piste.

C’est dans un cadre champêtre que se trouve cette annexe. Il ne faut pas se laisser tromper par les photos, il n’y a pas d’eau courante (nous avons offert un puits au village il y a quelques années), pas d’électricité, et à la saison des pluies on marche dans la boue. Nous sommes accueillis par les enfants et Noeurn Lyouy, la correspondante locale (sweat-shirt blanc).

Séance photo, en groupe et individuelle (pour les parrains et marraines).

Puis remise des cadeaux qui m’ont été confiés par les parrains et marraines, suivie des mises au point administratives avant de repartir vers Phnom Penh.

 

Puis direction Siem Reap pour faire découvrir au copain les splendeurs d’Angkor et les villages lacustres du Tonle Sap.

 

                 

 

Retour à Phnom Penh le vendredi pour continuer les visites aux familles le samedi. Là il y avait une fillette, qui a récemment perdu sa mère après avoir été abandonnée par son père, dont je tenais particulièrement à voir les conditions de vie. La « maison » est en fait un angle entre deux maisons, fermé et recouvert de tôles. L’entrée est à droite de la fillette en jaune. Encore une fois, la misère …

 

Puis une autre famille, dans un état de dénuement inimaginable, 9 enfants à la maison, père disparu. On a quelquefois l’impression d’essayer de vider l’océan avec une cuiller à café …

Et une troisième famille. Là c’est mieux, la maman est institutrice, très pauvrement payée, qui refuse de demander de l’argent à ses élèves (comme trop d’enseignants du public le font, hélas). Sa fille est très bonne à l’école et mérite d’être aidée.

 

Le lendemain dimanche, c’est la fête au siège de l’ONG à Phnom Penh. Tous les enfants sont là ou presque. Un repas est offert par l’association. Puis séance de photo individuelle, pour les parrains et marraines, remise des cadeaux confiés par les parrains et marraines, entretien avec certains jeunes au sujet de leur avenir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le dernier samedi avant de rentrer, j’emmène ma filleule, en compagnie de Sath, au marché pour quelques achats, puis au shopping mall pour une séance de jeu.

                         

Le surlendemain, je reprenais l’avion vers la France. Mission accomplie.

Pour information, toutes les dépenses relatives à mon voyage et à mon hébergement (avion, hôtel, tourisme) sont faites sur mes fonds personnels.