Une trentaine de nos enfants sont scolarisés dans deux écoles du quartier de Russeykeo, en bordure de la RN 5. Quand on étudie les effectifs de l’école, on constate d’abord que l’effectif global est en diminution constante, malgré une natalité soutenue, cela s’explique par l’ouverture de nombreuses nouvelles classes, ce qui est une bonne nouvelle.

Mais si on regarde les chiffres d’un peu plus près on constate une anomalie : bien que le nombre de filles et de garçons soit en principe à peu près égal dans la population, il y a moins de filles (barre rouge) que de garçons (barre bleue) scolarisés, et le phénomène a tendance à s’amplifier. Cela s’explique par deux motifs principaux : tout d’abord les filles quittent l’école avant l’âge légal pour aider à la maison pendant que la mère travaille ; d’autre part, et beaucoup plus grave, bien que l’école publique soit en principe gratuite, de nombreux enseignants demandent aux familles un complément de rémunération (cf article « Regard sur l’enseignement public »), et si c’est trop lourd pour la famille car il y a trop d’enfants, ce sont les filles qui sont « sacrifiées ».

A Lueur d’Orient nous avons décidé de lutter contre cet état de fait et désormais le critère « sexe » est pris en compte au même titre que le critère « pauvreté » pour les propositions de parrainage.