Vous trouverez ci-dessous les bilans moraux annuels présentés aux assemblées générales chaque année. Ils sont classés en ordre chronologique décroissant (du plus récent au plus ancien). Pour une information synthétique sur les finances, voir l’article « transparence financière ».

BILAN MORAL 2018 (11 janvier 2018)

Je passais récemment en revue les bilans moraux depuis la création de notre association, et je me disais que notre œuvre avait profondément évolué. Pour les plus anciens, souvenez-vous des 15 jeunes que nous avions décidé de maintenir ou ramener vers l’école primaire. C’était un objectif bien modeste comparé à ce que nous faisons aujourd’hui. Aujourd’hui ce ne sont pas moins de 5 jeunes filles qui sont à l’université, plus un jeune homme en école technique post-bac pour notre centre de Phnom Penh. Et pour l’annexe de province à Takeo, tous nos jeunes sont au collège, dont trois qui devraient aller au lycée l’an prochain. Tout cela a été rendu possible grâce à vous. Mais ces 9 années n’ont pas toujours été un long fleuve tranquille. Nous avons dû abandonner des projets, faute de moyens, nous avons même été à deux doigts de devoir tout arrêter en 2015, finalement à force de patience, et au prix d’un très lourd déficit en 2016, nous avons remis l’association à flot. Dans le même esprit, mais pas pour les mêmes raisons, nous avons mis fin au bail qui nous liait au propriétaire du local qui abritait nos activités en province, à Takeo. Ce qui s’est passé, c’est que le propriétaire continuait à encaisser l’indemnité pour l’utilisation des locaux mais que nos jeunes ne pouvaient plus y accéder. Nous sommes à la recherche d’un local pour reprendre là-bas nos activités de soutien scolaire. La distribution des parrainages et la correspondance avec le centre de Phnom Penh reste néanmoins assurée.

Maintenant que notre action est arrivée à maturité, le conseil d’administration a proposé de changer la philosophie de l’aide apportée à nos jeunes. Nous avons demandé aux parrains et marraines de s’inscrire maintenant dans un parcours d’accompagnement. Pour cela nous avons divisé le parcours scolaire en 4 : primaire, collège, lycée, post-bac. Le montant du soutien financier demandé suivra la progression de jeune dans son parcours scolaire, ce qui constituera également un encouragement non négligeable pour nos jeunes à continuer dans les études. La majorité des parrains et marraines a déjà répondu favorablement. Nous attendons les dernières réponses.

Nous avons également été interpellés en ce qui concerne la communication et l’information. Sur ce point, j’admets que nous pouvons être meilleurs. Cependant, à chaque fois que quelque chose de nouveau ou d’intéressant se produit, les adhérents, ou les parrains et marraines reçoivent un message par e-mail, soit une info adhérents, soit une info parrains/marraines en fonction du sujet. Nous essaierons de faire encore mieux à l’avenir.

BILAN MORAL 2017 (27 janvier 2017)

Cela fait maintenant deux ans que Lueur d’Orient est dans la tourmente, et cette fois-ci, je dois dire que je suis optimiste, disons raisonnablement optimiste. Le conseil d’administration a pris des décisions courageuses et fortes qui vont commencer à faire leur effet avant la fin de l’année. Dans un premier temps il faut assainir nos finances, c’est-à-dire concrètement avoir une avance de trésorerie égale à un trimestre de dépense. Cela passera par des mesures d’économie portant à la fois sur l’organisation des cours supplémentaires et sur le train de vie de l’ONG de Phnom Penh. Contrairement à d’autres organisations œuvrant dans le même domaine, nous avons choisi de ne rien prendre sur les parrainages pour le fonctionnement de l’ONG, cela nous oblige à être très vigilant sur les dépenses de fonctionnement, c’est une façon de faire exigeante, mais je ne compte pas en changer. Nous allons essayer de maintenir les cours d’informatique, le matériel est sur place et nous allons mettre à contribution les plus grands pour aider. Cela ne sera que transitoire, nous préservons l’essentiel, c’est-à-dire les parrainages et l’aide à la scolarisation, et j’espère un retour à un fonctionnement normal en 2018. Un appel aux dons a également été lancé sur internet sur le site lepotcommun.fr. Si vous allez voir sur cette page, ne tenez pas compte du message, il n’a jamais été question d’abandonner les activités.

BILAN MORAL 2016 (15 janvier 2016)

Il y a un an, je vous annonçais triomphalement que nous touchions enfin au but ultime : nous avions des jeunes en Terminale, ce qui était annonciateur de possibles études supérieures, et que donc tout allait pour le mieux. Sur le premier point je ne m’étais pas trompé. En effet, sur les quatre jeunes filles qui se sont présentées au bac en 2015, deux ont réussi et sont maintenant à l’université Norton de Phnom Penh, deux ont échoué mais une redouble sa Terminale et se représente à la session 2016 avec deux autres jeunes actuellement en Terminale. Ce qui nous fera trois nouvelles candidates au bac et potentielles étudiantes. C’est d’autant plus remarquable que l’une d’entre elles fêtera ses 18 ans après l’examen, ce qui veut dire qu’elle n’accuse aucun retard scolaire. Ce n’était même pas imaginable quand nous avons fondé Lueur d’Orient, surtout quand on sait que nos jeunes viennent des milieux les plus défavorisés.Bref tout allait pour le mieux, et j’en viens au deuxième point. En février, à l’occasion de mon séjour au Cambodge, coup de tonnerre dans un ciel bleu : Jahry, notre correspondant au Cambodge m’annonce qu’il vend sa maison et que Lueur d’Orient se retrouve du coup sans correspondant et sans locaux. Et cela sans proposer de solution de rechange. Avec le conseil d’administration, nous avons cherché comment continuer dans ces conditions, sans grand succès je dois l’avouer. A la mi-2015, je commençais à sérieusement envisager la cessation d’activité. Et finalement la solution est arrivée de Phnom Penh. Nous allons louer le rez-de-chaussée de la maison, Une de nos jeunes étudiantes, en qui j’ai une confiance absolue, va s’occuper de la gestion et Jahry va superviser tout cela. Il va sans dire que cela a un coût, mais Lueur d’Orient est gérée avec sagesse, et nous avons suffisamment d’avance de trésorerie pour tenir 2 ans, ce qui nous laisse le temps de trouver de nouveaux financements. Vous avez remarqué que je n’ai pas parlé de l’annexe que nous avons en province, à Takeo. J’y viens. La question se pose différemment par rapport à ce qui se passe à Phnom Penh. Les retards scolaires sont importants, le collège est loin du village, ce qui fait que le passage en secondaire est décourageant. Il faut aussi ajouter que nous sommes dans une région très pauvre, et les familles ne peuvent pas se permettre de garder un enfant à l’école longtemps. On peut le déplorer, je le déplore, mais on ne peut pas y faire grand-chose. A l’heure actuelle nous avons deux fillettes au collège, deux garçons ont abandonné le collège à la dernière rentrée pour devenir moines bouddhistes à la pagode du village, cela leur permettra de continuer leurs études sans être à la charge de leurs familles, et une jeune fille qui est partie travailler en usine, mais elle avait un retard scolaire très important, et je connais la famille, c’était un besoin vital. Trois jeunes doivent entrer dans le secondaire à la prochaine rentrée, je vais essayer de connaître leurs intentions. Cette question du passage de primaire au collège, puis au lycée, m’amène à évoquer la question du montant des parrainages. C’est une évidence, et c’est vrai chez nous tout autant, un enfant ne coûte pas la même chose en primaire, au collège et au lycée. Nous allons nous atteler cette année à la délicate question de l’adaptation du parrainage en fonction du niveau scolaire de l’enfant. Bien entendu rien ne sera fait sans l’assentiment des parrains et marraines. Cette question est d’autant plus aigüe que nous nous trouvons face à un double problème. Il y a d’abord le taux de change euro/dollar (le riel cambodgien est accroché au dollar). Il fait savoir qu’en trois ans l’euro a perdu près de 40 % de sa valeur par rapport au dollar. Pour faire simple, un enfant qui recevait 25 dollars il y a 3/4 ans pour les 20 euros de son parrainage reçoit maintenant 21 dollars pour le même parrainage. Et pour compliquer un peu plus les choses, le Cambodge connaît une assez forte inflation, alors qu’en France les prix et les revenus stagnent. Ce qui fait que les parrainages qui ne changent pas pour les parrains et marraines représentent de moins en moins en valeur absolue comme en pouvoir d’achat pour les familles parrainées. Nous ne pouvons malheureusement rien y faire, sauf adapter. En ce qui concerne les projets, nous continuons notre repas annuel, qui est à la fois un rendez-vous convivial et apprécié et notre principale source d’autofinancement. Nous allons de nouveau faire un marché de Noël, et nous comptons organiser un loto durant le second semestre, ce qui permettrait d’améliorer notre financement de manière substantielle. Nous pourrions aussi organiser une campagne de dons. Lueur d’Orient compte sur vous pour assurer la pérennité de notre action.

BILAN MORAL 2015 (16 janvier 2015)

J’aurais aimé être présent aujourd’hui, mais le hasard a voulu que je sois retenu par d’autres obligations qui n’étaient pas prévues au moment du choix de la date de l’assemblée générale. Je vous prie de m’en excuser. Pour ce qui concerne le bilan du fonctionnement de l’association téteghémoise, je fais confiance à Anne-Marie pour vous faire un panorama complet de l’année écoulée. Parlons plutôt de l’ONG que Lueur d’Orient finance à Phnom Penh. En 2014, nous avons eu de grands moments de satisfaction.  En premier lieu, en février s’est concrétisé le projet de voyage de découverte de notre organisation au Cambodge, au cours duquel 8 parrains et marraines ont pu rencontrer les enfants, un grand moment d’émotion. Ce fut aussi l’occasion de découvrir ce beau pays au passé meurtri et au présent pas toujours rose. Ce voyage peut être réédité, il suffit de me contacter. Au chapitre des satisfactions, il faut surtout inscrire la présence en cycle secondaire d’un certain nombre de nos enfants, et plus particulièrement 7 jeunes, filles et garçons, au lycée. Cela peut sembler banal pour nous, Français, qui avons un système scolaire de bon niveau, mais c’était quelque chose qui semblait inimaginable au moment de la création de Lueur d’Orient il y a 6 ans. Et pourtant nous l’avons fait, vous l’avez fait, car rien ne serait possible sans vous, marraines, parrains, adhérents. Mais ce succès a son revers. D’une certaine manière cette réussite se retourne contre elle-même. Pour les adhérents récents, un rappel des débuts. Lorsque nous avons décidé, il y a 6 ans, de faire de l’aide à la scolarisation pour les enfants pauvres de Chrang Chamres, il s’agissait surtout de maintenir ou de remettre à l’école primaire des enfants qui avaient pour la plupart des retards scolaires importants. Le but était avant tout de faire en sorte que lorsqu’ils quittaient l’école pour aller travailler, ils sachent au moins lire, écrire, et compter, ce qui n’était pas encore si courant dans ces milieux très pauvres. En plus nous leur donnions quelques notions d’informatique et d’Anglais, ce qui était un plus pour eux. Mais les temps ont changé, les choses évoluent très vite, le Cambodge rattrape son retard à pas de géant, en particulier en matière de scolarisation. Les plus âgés de nos premiers protégés ont intégré le marché du travail, avec plus ou moins de bonheur, mais en tout état de cause mieux armés que si nous n’avions pas été derrière eux. Les plus jeunes ont suivi une scolarité normale, et pour la plupart n’ont pas ou que peu de retard scolaire. De plus nous avons intégré des jeunes dignes d’intérêt, venant de familles très pauvres, et désireux de pousser leurs études le plus loin possible. Le résultat de cette politique est que, à la rentrée 2014, sur nos 45 enfants, il y en a 23 en secondaire, dont 9 au lycée. Et pour être complètement précis 4 jeunes filles se présentent au bac à la session de juin 2015. C’est une grande fierté. Je précise que ces chiffres concernent notre centre de Phnom Penh, le centre de Takeo en province a été ouvert plus tardivement, avec des enfants plus jeunes et compte actuellement 5 enfants en 6e et 5e. Il y aurait tout lieu d’être satisfait. Mais un paramètre n’a pas changé. C’est la pauvreté des familles de nos jeunes. Et quand on est une maman seule pour élever ses enfants et qu’il y a un garçon ou une fille de 17 ans à la maison, la tentation est forte de lui faire quitter l’école pour aller travailler. Le choix est dramatiquement simple : garder à l’école un ado qui coûte cher ou le faire travailler même pour un petit salaire. Nous avons ainsi perdu 3 jeunes à la rentrée, dont 2 étaient très prometteurs. Et pour comble de malheur, les personnes parrainant ces deux jeunes s’étaient énormément investis dans ce parrainage, et pas seulement financièrement. La déception a été rude et je les comprends. Le constat est simple. Nous n’avons aucun droit sur ces jeunes, mais notre objectif est et restera le soutien scolaire pour permettre à nos jeunes d’aller le plus loin possible dans leurs études. Si rien n’est fait, beaucoup continueront d’abandonner près du but. Je compte donc soumettre prochainement aux marraines et parrains une réforme du parrainage. Une consultation sera faite avec plusieurs propositions pour améliorer la façon de parrainer et encourager nos jeunes à rester à l’école au moins jusqu’au bac.

BILAN MORAL 2014 (17 janvier 2014)

Lueur d’Orient entame sa sixième année d’existence et nous avons tout lieu d’être satisfait de la stabilité des effectifs, puisque pour la troisième année de suite nous comptons toujours environ 85 adhérents, quelques personnes, peu nombreuses, nous ont quitté, je les remercie du soutien qu’elles nous ont apporté, d’autres nous ont rejoint, et je leur souhaite la bienvenue. Je remercie la municipalité, pour son soutien financier et logistique sans faille depuis la création de Lueur d’Orient, et je remercie également les généreux donateurs qui nous ont aidé à apporter un plus dans ce que nous faisons pour nos enfants au Cambodge. Durant cet exercice 2012-2013, nous avons connu beaucoup de satisfactions, mais nous avons également eu notre lot de déceptions. Je vais commencer par les déceptions, cela nous permettra de terminer sur une note optimiste. Il y a d’abord eu la Semaine de la Solidarité Internationale 2012. Fin novembre 2012, nous avions un chalet au village des Solidarités, parc de la Marine à Dunkerque. Nous espérions faire un peu de vente, et surtout faire connaître notre association. Le bilan a été très maigre : une centaine d’euros de vente pour une journée passé dans le froid, un don de 20 euros, et au niveau des retours, rien. Nous avions décidé de renouveler l’expérience en novembre 2013, mais du fait du manque de disponibilité des quelques volontaires qui étaient encore disposés à y participer, nous avons finalement annulé notre participation. Cette expérience ne  sera pas renouvelée. Une autre déception a été le partenariat avec une association coudekerquoise de boxe khmer. Tout avait pourtant bien commencé l’hiver dernier quand j’avais été contacté par cette association qui avait monté un programme d’aide à la renaissance de la boxe khmer près de Phnom Penh. Le partenariat était séduisant : il suffisait de s’associer aux manifestations sportives et Lueur d’Orient recevait une partie des bénéfices. J’ai même personnellement participé à une conférence publique de présentation de projet en avril. Et depuis plus rien, plus de nouvelles. J’ai eu des nouvelles par la presse depuis, quand l’association en question a été reçue à l’ambassade du Cambodge à Paris, mais comme personne n’avait jugé utile de me prévenir, je préfère oublier cette association, je lui souhaite bon vent. Maintenant un sujet plus intéressant, les satisfactions. Anne-Marie vous parlera plus longuement des marchés de Noël et du repas. Pour ma part je vais plutôt vous parler de nos actions au Cambodge. Il y a d’abord le puits que nous avons offert aux habitants de Chanteap. Pour mémoire, Chanteap est le petit village où nous avons ouvert une petite annexe en 2010. Ce puits a été creusé en mai l’année dernière, et j’ai pu faire l’inauguration officielle lors de mon passage en août. Les habitants du village nous sont vraiment très reconnaissants de leur avoir assuré un approvisionnement sûr en eau de qualité. Un mot sur les parrainages : après avoir connu un creux au début de 2012 avec 35 enfants parrainés, notre effectif est remonté à 40, dont 30 à Phnom Penh, et 10 à Chanteap. Cet effectif devrait rester stable pour le moment. Et j’ai le grand plaisir et la fierté de vous annoncer que nos efforts pour une meilleure scolarisation ont été récompensés cette année. En effet à la rentrée 2013, nous avions 7 lycéennes et lycéens : une en terminale, deux en première, et quatre en seconde. C’est extrêmement positif, même si nous devons rester modestes et surtout ne pas baisser les bras. Pour l’avenir de notre association, nous sommes toujours à la recherche de nouveaux modes de financement. En principe nous devrions être présents à la fête de la Girafe à Maubeuge, le dernier week-end d’août, le thème de cette année étant l’Asie. Et nous réfléchissons à la possibilité d’organiser un loto. Nous sommes ouverts à toute proposition originale susceptible de faire entrer de l’argent dans la caisse.

BILAN MORAL 2012 (18 octobre 2012)

Cette assemblée générale et l’exercice 2012-2013 qui s’ouvre marquent le début d’une mutation dans notre façon d’aider nos jeunes cambodgiens. En effet, si nous continuons à aider à la scolarisation de nos petits protégés, ce qui est et qui reste l’objectif de notre association, notre aide se concrétise maintenant sous d’autres formes complémentaires.
En premier lieu, il y a le microcrédit, qui fonctionne maintenant  à son régime de croisière. Il y a d’abord eu la première expérience avec 4 mamans à l’initiative de Jahry Ungell. Il s’agissait surtout de vérifier la faisabilité du projet, et les sommes en jeu étaient modestes. Cette première expérience avait donné toute satisfaction, et la municipalité de Téteghem a alors soutenu notre projet en finançant le capital. Et c’est alors 7 mamans ou grand-mères qui ont pu bénéficier d’une avance de 200 $ à taux zéro pour financer une activité commerciale ou artisanale. Ces 7 premiers prêts ont été intégralement remboursés et c’est maintenant  4 nouveaux projets qui sont en cours.
Le second complément d’aide est en gestation, il s’agit d’un centre de formation professionnelle pour nos jeunes, je pense que ce projet devrait aboutir dans l’année qui vient. L’idée de départ est venue il y a peu de temps, quand 5 de nos jeunes, les plus âgés, nous ont déclaré vouloir entrer dans la vie active. On ne pouvait pas décemment les laisser partir comme ça, et avec Jahry, nous avons réfléchi au meilleur moyen de leur donner un départ convenable dans la vie. J’ai contacté les marraines et parrains de ces jeunes, ils sont d’accord pour continuer à verser leur parrainage pendant 18 mois, le temps de leur apprentissage. Si nécessaire, l’association versera le complément. Il faut savoir qu’au Cambodge, l’apprentissage ne fonctionne pas comme en France, les artisans travaillent pour tellement peu qu’ils ne peuvent pas verser de salaire à un apprenti, au contraire, il faut rétribuer un peu le maître d’apprentissage. On peut le déplorer, mais le système est comme ça, on n’a pas le choix.
Pour revenir à notre centre de formation, nous nous sommes dits : « pourquoi ne pas assurer nous-mêmes la formation de nos jeunes qui quitteront l’école à l’avenir ? ». Nous allons donc étudier la création d’un petit centre de formation pour 2 métiers : la coupe et couture, et la réparation et entretien de motos. Pourquoi ces deux métiers précisément ? Parce que d’une part cela demande un investissement et un espace limité, et surtout le débouché sur un emploi est quasiment assuré. Dans un premier temps nous allons commencer dans un local loué, pour limiter les frais, et nous allons prévoir pour une dizaine de jeunes au maximum. Jahry est en train de préparer les devis pour l’achat d’outillage et de consommables, ainsi que négocier avec les instructeurs.
Après avoir parlé de l’ONG, un mot de notre association. La participation aux marchés de Noël est suspendue. Je dis bien suspendue et pas abandonnée, mais je ne peux pas vous dire pour combien de temps. De plus nous participons encore à un marché de Noël en région parisienne grâce à une de nos marraines. La raison en est simple : les recettes ont littéralement fondu d’année en année. Mais par contre l’organisation est toujours aussi lourde, et même encore plus puisque l’année dernière nous avions ajouté un marché de Noël à Zuydcoote. Notre secrétaire vous en parlera un peu plus dans son compte-rendu. Pour notre repas annuel, nous avons fait un essai de changement de date, d’une part pour rééquilibrer le calendrier des activités qui était
surtout concentré sur la fin de l’année, et d’autre part et surtout pour voir si cela plairait plus. Et je dois dire que nous avons fait bonne pioche. Barbecue, bonne ambiance, karaoké, tous les ingrédients d’une journée réussie étaient réunis. C’est pourquoi vous pouvez déjà retenir votre journée du 30 juin 2013 pour notre prochain barbecue.
Un mot de la semaine de la solidarité internationale. Nous aurons un stand au village des solidarités qui se trouvera à Dunkerque Parc de la Marine, dans le cadre de cette semaine de solidarité. C’est un évènement qui a lieu tous les ans depuis 1998 dans toute la France. Toutes les associations qui pratiquent l’engagement solidaires peuvent y participer. Pour ce qui nous concerne, le fait de participer à cette semaine permettra d’augmenter la visibilité de notre association. Vous trouverez tous les détails sur le site lasemaine.org.
La date de notre prochaine assemblée générale, pour finir. Jusqu’à présent nos exercices étaient calqués sur l’année scolaire. Mais pour faciliter la gestion comptable, principalement pour la confection des reçus fiscaux, nous allons désormais faire les exercices sur l’année civile, c’est-à-dire du 1er janvier au 31 décembre. Notre prochain exercice comportera donc les 3 derniers mois de 2012 plus toute l’année 2013. Ce qui nous conduit à faire la prochaine assemble générale le vendredi 25 janvier 2014.

BILAN MORAL 2011 (14 octobre 2011)

En attente de texte

BILAN MORAL 2010 (15 octobre 2010)

Bonsoir à toutes et à tous,
Merci d’avoir répondu à notre invitation et d’être là ce soir pour notre assemblée générale. Je vais vous faire un aveu : je suis un président heureux. Heureux car notre action commence à s’inscrire dans la durée : les premiers bénéficiaires de votre soutien sont maintenant aidés depuis presque deux ans. Heureux également car votre générosité ne faiblit pas, et bien souvent elle ne se limite pas au parrainage : des cadeaux d’anniversaire ou pour Noël viennent s’ajouter, et croyez bien que les enfants et leurs parents ou tuteur y sont très sensibles. Heureux aussi car le nombre d’enfants aidés continue d’augmenter : nous en sommes maintenant à 29. Heureux enfin, car notre association fait preuve de vitalité en faisant des projets. Ces projets, que je qualifierai de grande envergure, sont au nombre de deux. Le premier projet, qui a déjà fait l’objet d’une ébauche, concerne le microcrédit. En deux mots, le microcrédit consiste à aider un projet par l’octroi d’un prêt, en général d’un montant peu élevé, et sans intérêt en ce qui nous concerne. Ce prêt est destiné à couvrir l’investissement de départ d’une petite affaire commerciale qui améliorera l’ordinaire du ou de la bénéficiaire. Nous allons donc mettre en place, avec l’aide de la municipalité un capital de départ qui servira à faire des prêts en fonction des projets qui nous seront présentés. Le remboursement des prêts sera garanti sur les parrainages et ne dépassera pas 5 $ par mois. Le capital sera ainsi reconstitué au fur et à mesure et servira à d’autres projets. La réussite n’est pas garantie à 100%, mais si on ne fait rien, on peut être sûr que les choses resteront immobiles à 100%. Le second projet, se fera vraisemblablement à plus long terme. Il s’agit d’une école, où nous pourrions prendre des élèves en plus de notre effectif d’enfants parrainés. Il faudra acheter un terrain, construire l’école, s’assurer de la pérennité du projet, c e sera une œuvre de longue haleine, mais j’y crois, et Jahry Ungell y croit encore plus que moi. Les activités de notre association n’en seront que plus nécessaires. Nous avons déjà au calendrier le repas annuel qui aura lieu le dimanche 21 novembre à 12 h à la salle Baillion, le marché de Noël de Téteghem les 26, 27 et 28 novembre. Nous participerons à la brocante de printemps de Téteghem en avril 2011, la visite d’une église ancienne du secteur est aussi au programme, en fonction des disponibilités de notre guide. Nous serons présents au forum des associations à la rentrée 2011. Le partenariat avec l’association Partageons un Rêve va être reconduit, et nous retrouverons le repas annuel le dimanche 18 septembre. L’assemblée générale 2011 est fixée au 21 octobre à 18 heures dans cette même salle. Nous avons également un partenariat qui commence à prendre forme avec une association cambodgienne de soutien aux personnes handicapées, malheureusement très nombreuses au Cambodge. En quelques mots, cette association cherche des contrats pour des musiciens et chanteurs aveugles, va fonder une association sportive handisport pour participer à des compétitions, fait fabriquer des bijoux fantaisie par des handicapés, qui sont vendus au Cambodge et en France. Pour l’instant Lueur d’Orient va proposer à la vente au marché de Noël des bijoux fantaisie, mais il est possible que nous allions plus loin en proposant des parrainer les enfants des plus nécessiteux : au Cambodge il n’existe pas de pension d’invalidité, il n’y a que la solidarité familiale qui peut aider les handicapés. Je vous rappelle que vous pouvez à tout moment vous tenir informés des activités de l’association par notre site internet, qui est régulièrement tenu à jour. Pour terminer, je voudrais exprimer toute ma gratitude à la municipalité, qui nous témoigne un soutien sans faille depuis la création de l’association, ce qui nous a permis de développer nos activités dans des proportions très importantes